14 août 2007
Rio - Act II
Me voici de retour à Rio.
Fabio est malade. C'est Luich' qui vient me chercher à la gare routière. C'est avec plaisir que je retrouve Fabio et sa famille. Les retrouvailles sont chaleureuses et la maman de Fabio me glisse un "saudade" à l'oreille en me prenant dans ses bras.
Saudade. C'est un mot qui n'existe qu'en portugais brésilien. Il n'a d'équivalent dans aucune autre langue. D'après ce que j'ai pu saisir, il décrit la nostalgie, le manque lié à l'absence d'une personne.
Si l'un d'entre vous à une explication plus poussée... qu'il s'exprime ici!
Cette soirée de retour à Rio est très bon enfant. C'est un peu ambiance soirée pyjama ce soir. Tous les trois réunis dans la chambre de Fabio, on se raconte les jours qui viennent de s'écouler, on rit, on danse. Luiz, prenant son rôle de prof de Samba très au sérieux veut vérifier les progrès réalisés cette semaine. Et il a l'air plutôt satisfait mon Dr. ès Samba.
13 Août
Aujourd'hui j'ai décidé d'aller traîner mes tongues sur la petite île de Paqueta, à 1 heure de bateau de Rio. Luiz a vérifié pour moi, la veille sur internet, les horaires de bateau. Je compte prendre celui de 11h30. Cela me laisse le temps d'aller avec Eliane, la maman de Fabio voir le magasin de photo qu'elle tient avec son mari. Il est situé dans le quartier des affaires de Rio que je ne connais pas encore. Ce sera l'occasion de découvrir autre chose. Eliane est hyper protectrice avec sa petite parisienne. Trop mignonne, elle me prend la main pour traverser la rue de peur que je ne me fasse renverser...
Après un tour à la boutique, Antonio, le papa de Fabio me conduit jusqu'à l'embarcadère des ferries. Pas question en effet de me laisser chercher dans les rues de Rio! Arrivés au guichet, surprise, Luiz s'est planté. Le bateau ne part qu'à 13h30. Aucun problème, j'en profite pour aller visiter la Cathédrale São Sebastião Do Rio de Janeiro. C'est une cathédrale pour le moins particulière. Une batisse ulta-moderne qui ressemble de près comme de loin à une grosse pyramide en béton. Spéciale... mais pourquoi pas. Elle peut contenir 5.000 personnes assises ou 20.000 debout. Sont fous ces brésiliens!
Luiz, prévenu par les parents de Fabio de sa méprise sur les horaires (le pauvre... il s'est fait engueuler) me propose de me retrouver à la boutique pendant sa pause de midi pour que l'on déjeune ensemble. Il tient à m'inviter. J'essaye de refuser. Impossible. Je lui fait promettre de me laisser l'inviter ce soir pour une dernière caipi avant mon départ. Deal.
Paqueta... J'ai 3 heures et demi à passer ici avant le prochain bateau. Je fais le tour de l'île en 15 minutes... Que faire? Pas grand chose. Je me pose et j'observe ce qu'il y a à observer. Des carioles, des vélos, des pédalos en forme de cygnes, des chiens et enfants. Je m'allonge finalement sur un banc et fais une sieste au soleil sous l'oeil étonné des brésiliens.
Le retour à Rio se fait de nuit. La vue sur la baie illuminée est magnifique. Par contre, je me les gèle. La différence de température entre le jour et la nuit, le vent et l'humidité ont raison de moi et c'est une Clo congelée que Luiz retrouve au port.


Ce soir Fabio ne se sent toujours pas mieux. Il va rester à la maison se reposer.
Pas question pour Luiz de rester ici sans rien faire pour ma dernière soirée carioca. Ni une, ni deux, il emprunte la voiture de son cousin et nous allons boire quelques caipi sur la plage de Copacabana.
14 Août
9h00 du matin, la maman de Fabio rentre timidement dans la chambre. Elle s'en va travailler et ne sera pas de retour à la maison avant mon départ. Elle me prend dans ses bras et fond en larmes... Je ne sais pas quoi dire. Elle a été si accueillante avec moi et c'est elle qui pleure. J'apprendrai par Dani, la jeune employée de la famille, qu'elle pleurait toujours plusieurs heures plus tard!
Luiz a pris un jour de congès pour aller avec moi au Pão De Açucar, le célèbre Pain de Sucre, un autre des symboles de Rio. Il n'y a jamais été et il se dit que c'est aujourd'hui ou jamais.
Nous voici donc engagés dans une véritable expédition. Se déplacer dans Rio sans voiture nécessite du temps et de la patience. Il faut en effet compter avec les montagnes qui séparent les différents quartiers de Rio, les embouteillages et les bus à éviter parce qu'ils traversent des favelas. Nous prenons donc un bus puis le métro pour finalement reprendre un autre bus.
Luiz me fait remarquer quelque chose à laquelle je n'avais pas fait attention. Certaines rames du métro sont exclusivement réservés aux femmes de 6 à 9 heures du matin et de 17 à 20 heures. Ceci pour éviter les mains baladeuses aux heures de pointe... Bonne initiative. N'est-ce pas les parisiennes?!
Une heure plus tard nous voici devant le fameux rocher. Deux téléphériques conduisent au sommet. La vue est imprenable de là-haut. Cela permet de se rendre compte de l'étendue de Rio. C'est impressionnant. J'essaye de repérer avec Luiz les différents quartiers. Copacabana, Batofago, au loin le Corcovado...
19h30... Il est temps pour moi de quitter Fabio et sa famille. Tous m'ont accueillie comme s'ils m'avaient toujours connue. Je suis très touchée par cette rencontre.
C'est pour ce genre de rencontre que je voyage encore et toujours.
Ici commence donc un autre voyage. J'entame ma vie de nomade, en solo, avec ma maison sur le dos. Je suis sure que cette seconde partie de mon périple brésilien sera aussi riche de rencontres que celle qui se termine aujourd'hui.
Elle commence d'ailleurs plutôt fort. 18 heures de bus pour parcourir les 1100 kilomètres qui séparent Rio de Porto Seguro, ma prochaine étape. Enfin... 17h57 pour être parfaitement exacte. C'est ce qui est écrit sur mon billet. Je trouve cette précision absolument incroyable sur une distance aussi longue. Enfin, on verra bien. Les bus brésiliens ont été jusqu'ici d'une ponctualité irreprochable.
Je quitte donc Rio ce mardi à 20h15 pour arriver à Porto Seguro demain mercredi à 14h12. Pour un voyage aussi long, il convient de bien choisir son siège. C'est une question de stratégie. Oserais-je dire de survie?!
Pas trop au fond, à cause de l'odeur des toilettes. C'est Marie-Christine qui l'a dit.
Pas trop devant, c'est dangereux en cas d'accident. C'est Claude qui l'a dit.
Pas sur le côté gauche du bus, c'est pas pratique pour dormir à cause des phares des voitures qui arrivent en sens inverse. C'est Luiz qui l'a dit.
Bon alors va pour le siège numéro 15. Oui... il a l'air bien le 15.
Je pars donc en direction de l'état de Bahia. Je ne sais pas du tout ce que je vais trouver comme connexion internet là-bas. Je vais peut-être laisser le blog à l'abandon quelques jours. Je vous donnerai des nouvelles dès que je peux.
À moi la plage!
Commentaires
pumpédup'
poulettttttttt!!!
alors voila je viens de conduire ma demi-soeur a l'aeroport, direction barcelona..... donc bien sur vu que cette année jsuis pas parti en espana g bien les boules... donc histoire de les avoir un peu plus jme suis di que j'allais consulter ton petit blog histoire d'etre encore plus degoutée..... bah c'est une reussite!!!!! ca a l'air tjs aussi excelen, jvois que tu rencontres des gens assez exceptionnels c'est completement fou cette aventiure ma belle!!!
jsuis trop happy pour toi. les tofs que tu mets sont magnifiques, tu es carremen douée dans la prise de vue! bien jouer ma pauvre lucette!!!!
bon alors n'hesite pas balance les tofs, ca nous fait voir un peu de beau temps car ici ma pauvre ca va te changer! on est en plein mois de novembre!!!!!!
bon allé jte fais des bisous
continu bien
fait moi une petite dédicass pumpédup' lors de ta prochaine soirée sympatoch!!!!!
jte kiffe poulette a plus a ripa pour de nouvelles aventures!
jul'
bon voyage...
holaaa! por fin me decidí escribirte algun comentario...este es el segundo...pq me equivoqué y escribí tb al 31 de julio...
pues chica...parece q te lo estas pasando bien y eso me da mucha alegria....tus cuentos me dan ganas de cojer el primer avion para brazil y dejar esta vida ajetreada!!!
parece q la gente tb sea muy linda ahí...pobre esa señora q lloró, pero me imagino pq...eres una chica especial, y ella se dio cuenta...
goza y disfruta de estos dias de vida nómada y cuentanos todo!!!
mil besitos niña!!!
tqmmmmmmmm!
Muito bom!!!
Clo, sinceramente gostei muito de ter conhecido você e ter passado bons momentos ao seu lado.
Brincamos, dançamos e nos divertimos bastante.
Felizmente não acabou e teremos uma segunda oportunidade de estar juntos, agora na sua cidade e espero gostar tanto de Paris quanto você gostou do Rio de Janeiro.
Fique com Deus e adorei te conhecer!!!
Saudades, Luiz!!!
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