02 septembre 2008
O Paraíso
31 Août
Ça y est. Nous y sommes. Depuis le temps qu'on en rêvait... les Lençois et leurs dunes de sable blanc à perte de vue, et les lagons d'eau turquoise qui se cachent au creux de chacune d'entre elles. Nous partons avec Macaquinho, petit jeune de 17 ans, à la découverte de cet endroit unique. À peine croyable. Les mots nous manquent, et les images reflètent à peine la beauté et la magie qui se dégagent de ce désert blanc et bleu.
La fin de journée est douce. Virée en kayac, pause hamac. Et puis, Macaquinho lache le mot magique. Forró. "Ce soir?". Nous retardons notre départ pour São Luiz à demain matin, programmé à l'origine pour cette fin d'après midi, et passons la soirée avec Maciel & Macaquinho. Les deux compères tentent de nous retenir par tous les moyens. L'argument final est d'aller camper dans les dunes. Demain soir. Pour nous occuper jusque là, ils nous proposent une vadrouille en kayak sur le Rio. Une proposition comme celle-là ne se refuse pas. Nous, nos dunes... pour toute une nuit. Deuxième faux-départ de la journée. Ici aussi, comme à Canoa Quebrada, les gens s'amusent de nous voir sans cesse repousser notre départ. Nous nous sentons vraiment chanceuses. Et comme des enfants, nous avons hâte d'être à demain.
1er Septembre
10 heures. Maciel, Macaquinho, et deux kayaks débarquent à la pousada. Pendant 2 heures et demi, nous voguons dans les mangroves. Mais vraiment DANS les mangroves. Nous ramons, nous pivotons, nous nous couchons dans le kayak, nous changeons de place, nous sommes bloqués, nous repartons, nous prenons de l'élan, nous nous battons contre les branches et les bêtes, nous nous faisons piquer, griffer... mais qu'est-ce que c'est beau. Que ce moment est drôle et agréable. Nous sommes chouchoutées par nos rameurs professionnels. Ils nous parlent de la faune, de la flore, et nous offrent des colliers de fleurs de nénuphares faits main.
Nous faisons nos emplettes pour notre nuit dans les dunes. Pain, fromage, jambon, gâteaux, fruits, cachaça, citrons. Nous sommes parés. Nous embarquons à bord d'un camion avec une tripotée de touristes ventripotents que nous abandonnons dès notre arrivée dans les dunes. On s'excuse, mais nous allons camper. Nous passons la fin d'après midi à nous baigner dans les lagons, à jouer dans les sables mouvants. À regarder le soleil se coucher sur les dunes à l'heure où tout le monde est déjà rentré. Nous sommes seuls. Tous les quatre au milieu de nos dunes. Nous passons une soirée incroyable. Caïpirinha dans le sable sous un dôme d'étoiles. Rires et discussions au coin du feu. Un moment simple, riche en émotions et en amitié. Nous délaissons les tentes, et finissons par nous endormir à la belle étoile, bercés par les bruits de la nuit et du vent.
2 Septembre
Un dernier coup d'oeil en arrière et nous quittons nos dunes. Pincement au coeur. Cet endroit n'est pas seulement d'une beauté rare. Il est pour nous chargé d'émotion. Merci Maciel & Macaquinho de nous avoir permis de vivre ça. De cette façon là. Si differemment.
Ce que Maciel nous a caché, c'est que le retour n'est pas prévu en camion... "La Marche de la Mort, le Retour, Puissance 1000". Le planning n'a pas été respecté. Nous avons loupé le levé de soleil. Il est déjà bien haut dans le ciel et bien chaud quand nous nous mettons en route. Les quatre heures de marche du retour sont un enfer. Le sable brûle les pieds. Le soleil cogne. Il fait au moins 40 degrés. Nous alternons entre une marche épuisante dans des kilos de sable et une marche griffante dans des buissons désséchés et piquants. L'insolation guette, les yeux sont embués de larmes. Nous prenons sur nous, mais c'est dur. Maciel ne nous lache pas d'une semelle. Il s'arrête, nous attend, nous parle, nous fait rire, nous fait penser à autre chose. Et nous continuons, tant bien que mal, à avancer. Nous arrivons finalement au bout, épuisées, mais debout. Comme d'habitude, nous en rigolons aujourd'hui, mais nos pieds cramoisis s'en souviennent.
Dernier déjeuner avec ceux que nous n'avons presque pas quittés depuis 3 jours. C'est le coeur lourd que nous leur faisons nos adieux. À un de ces jours peut-être. Merci pour tout.
Prochaine destination, São Luiz.
PS : BigUp au groupe de collés-serrés. Merci pour votre camion!
Commentaires
Juste Incroyable !
Hello mes petites meufs !
De retour à Pariggi, entre qqs entretiens et beaucoup de cafés en terrasses parisiennes, j'ouvre à nouveau votre blog et tombe par procuration sous le charme de Lencois. Ce périple est juste INCROYABLE et ces photos juste MANGNIFIQUES. J'en ai le souffle coupé. Et là, je suis d'accord avec Marionnette, we so much need to yap, yap yap and yap again around some cachaça, of course à pied ! (désolée elle est nulle mais je l'aime bien ! )
Quant à vos maillots de bain, record absolu d'assimilation brasileira... Lindas meninas!
Enjoy les draps frais qui sentent le printemps, le lit tout confort, le sitio, and so on... et la famille, of course (à pied encore, AH ah ah !!!)
Des bisous mes petites meufs,
Enjoy,enjoy and enjoy !
trop magnifique les photos et vous aussi les filles!!! c'est un endroit paradisiaque
continuez a nous faire rever
gros bisous
Jericoacoara Tabarnak!
Wow! On a envie d'y retourner en vous lisant!!! C'est merveilleusement fait votre truc!! Content de vous avoir vu...percu...presque bouffer avec vous!!
Bon retour!!
...il était vraiment parti du métro à la plage de cette facon là???
Et oui Kevin...
... j'ai bien pisté ce moule-fesses rouge du métro jusqu'à Copacabana...
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