31 juillet 2007
Braziou! Rio J-1...
3 heures du matin - Veille du départ
L'impatience faisant... impossible de tomber dans les bras de Morphée. Qu'est-ce que je pourrais bien faire? Un blog? Oui tient, pourquoi pas...
Me voici donc entrée dans l'ère de la modernité. Dans la folie des blogs z'en tout genre.
Alors si vous voulez suivre mon périple... ben ya qu'à!
Et Zou... à moi le Braziou.
Je vais bientôt débarquer au pays de la Samba, de la Caipirinha, de la Bossa Nova, du footchebol, de la Capoiera, des havaianas et du "fio dental" - traduisez "fil dentaire" - c'est le petit nom que les brésiliens donnent au célèbre bikini-string.
Pour l'heure, je ne sais toujours pas quoi mettre dans mon sac... C'est l'hiver au Brésil. Oui mais l'hiver, ça donne quoi là-bas?
A bientôt, en direct de Rioooooo! Tututututututuuuuuuuu Braziiiiiiiil!
Clo
01 août 2007
Clo Do Brazil
Oi!!
1er août, 22h00 Heure de Rio / 2 août, 3h00 du mat' Heure de Paris
Atterrissage...
Il fait nuit, je ne distingue que la côte qui se découpe sur un vaste tapis lumineux. Rio a l'air immense vu d'en haut.
Applaudissements. Ça m'a toujours fait rire les applaudissements à l'atterrissage.
20h après avoir quitté mon chez moi, me voici donc à Rio - a Cidade Maravilhosa - ... Quelques 12 heures de vol plus tard, soit 2 avions, 1h30 d'escale et 2 heures de retard, 3 plateaux-repas, 3 films, quelques turbulences et 5 heures de décalage horaire.
Passage a la douane...
Incroyable... Il n'y a qu'un seul officier de douane pour les 300 et quelques passagers qui debarquent de Madrid. Ça risque de nous prendre la nuit. Finalement un, puis deux autres officiers arrivent et activent un peu le mouvement... mais cool quand même hein...
Récuperage des bagages...
Je guette tranquillement mon sac sur le tapis roulant quand une odeur familière vient embaumer l'air. Ben tient. On dirait mon gel douche. Justement mon sac arrive... Aaaaarrrrggggghh. Grosse fuite. Mon gel douche s'est bien évidemment déversé partout. Je me dirige vers la sortie, laissant dans mon sillon des effluves d'huile de palme.
Fabio, mon hôte Carioca et son canap' (voir le site "CouchSurfing" dans mes bons plans) m'attendent comme convenu à l'aéroport. Présentations. Il est tres accueillant, affiche un grand sourire et est très bavard. Il m'établit dans la voiture un programme béton pour les quelques jours que je vais passer ici.
Arrivés chez lui, il me présente à ses parents et sa grand-mère. Je mange un morceau avec mes hôtes devant... un match de foot! Vasco (Rio) Vs. Internacional (Porto Alegre). Score Rio 2 - Porto Alegre 0... Viva Rio!
Voilou pour mes premiers pas au Braziou... Demain, je pars à la conquête de Rio!
Beijos para todos!
02 août 2007
Tudo Bem!
Ma première pensée ce matin au réveil fut... "J'suis a Riooooooo, incroyable..." Pour que tout cela devienne bien réel, il me fallait me mettre dans le bain.
Après un bon p'tit dej', Fabio part au boulot et je m'enfonce dans le métro. Direction Copacabana!
25 minutes plus tard me voilà dehors. Les rues sont bordées par de hauts immeubles. Je n'ai pas encore de repères et je marche au pif esperant tomber sur la célèbre baie de Rio et sa - non moins - célèbre plage.
Ah... un corps bronzé, huilé et moulé dans un tout ptit maillot... Je dois être sur le bon chemin. Un autre, puis deux, puis trois... ok, c'est bon, je les suis!
Entre les immeubles apparait une large et longue plage de sable blanc. Ayè! J'y suis! Il n'y a pas encore grand monde, je marche un peu avant de me poser pour me faire dorer la pilule. Au bout de quelques minutes, Orfeus, un vieux loueur de chaises longues s'approche et commence à me faire la causette. Il insiste pour m'offrir une de ses chaises, puis une bouteille d'eau et un sandwich... Impossible de refuser ou de payer. Mais de quoi vit-il s'il offre ce qu'il vend! Orfeus est bavard. J'essaye tant bien que mal de mettre à profit mon espagnol pour saisir un truc ou deux. Ca passe. Mais va falloir que je me mette sérieusement au portugais.
Copacabana n'est pas qu'une plage. Elle est bouillonnante d'activité, c'est un véritable lieu social. Les Cariocas se rencontrent. Se parlent. Se draguent. Organisent des parties de futchebol ou de beach volley...
Je passe ainsi plusieurs heures à observer le va et vient incessant des vendeurs ambulants et des plagistes qui sont de plus en plus nombreux.
La tenue de rigueur de ces messieurs est un shorty riquiqui tout moulant. Muscles, tatouages, peaux huilées et bronzées sont de sortie. Ils n'ont pas non plus les yeux dans leur poche...
La tenue de la gente féminine, c'est le string bien sûr... non non, ce n'est pas un mythe, le bout de ficelle - qui anime vos commentaires - est bien réel. Qu'elles soient petites ou grosses, musclées ou flasques, cellulitées ou pas, les fesses s'affichent sans complexe.
Rio souffre de l'image d'une ville violente et dangereuse mais ma premiere impression sur la population Carioca est très positive. Je n'ai ressenti aucune insécurité. Les gens sont souriants, chaleureux, serviables et hyper accueillants.
Ce soir, première festa avec Fabio et ses potes. Au programme Samba et Bossa Nova à Lapa, le quartier de la night life carioca.
Impressions sur la festa brasileira au prochain épisode.
Beijos!
PS : j'ai la réponse à ma question... l'hiver à Rio, ce sont 30 degrés, un beau ciel bleu sans l'ombre d'un nuage et le soleil qui tape...
04 août 2007
Rio... dias e noites
Je reprends là où je m'étais arrêtée...
Première soirée brésilienne dans un bar de Lapa, premier cours de Salsa avec Fabio : c'est pas gagné.
Les brésiliens sont à fond. Ils dansent tous comme des dieux. Les fesses remuent en rythme de gauche à droite. Les mouvements sont fluides mais précis, ça sent la maîtrise. Ils sont vraiment tombés dedant quand ils étaient petits.
Si mes débuts à la Salsa sont laborieux - Fabio, en tant que représentant du Braziou, est incontestablement gagnant - la soirée est bien arrosée à la Caipirinha (dieu qu'elle est forte!) et là... j'ai assuré un ptit 3-0 pour la France (ça vous rappelle quelque chose?)dans la Caipirinha Cup.
Hier j'ai continué ma découverte des plages de Rio, cette fois c'est Ipanema, l'autre plage mythique.
En me promenant le long de la Baie, j'ai quand même ressenti une grosse inquiétude... une frayeur même. Mais où est donc passé le célèbre Corcovado avec à son sommet le Christ géant aux bras ouverts?? Je pensais qu'on le voyait depuis tout Rio. J'ai pourtant scruté, cherché sur les hauteurs de la ville... rien! Il va falloir que j'en aie le coeur net... alors voilà, aujourd'hui je vais aller rendre visite au Christ Rédempteur. Il ne devrait pas rester cacher bien longtemps.
Ma deuxième nuit Carioca fut plus calme, mais tout aussi brésilienne que la première, dans un autre style. Retour dans le quartier de Lapa, cette fois pour écouter un groupe jouer de la Bossa Nova. Rythmes plus tranquilles, empreints d'une douce nostalgie, mais toujours aussi de chaleur et de soleil.
Suite au prochain épisode... Le Corcovado existe-il vraiment?
Beijinhos para todos!
Clo, alias TuTuTu (Fabio a décidé de me donner un nouveau surnom... j'arrête pas avec cette chanson... du matin au soir... TuTuTu TuTuTuTuuuuuu, TuTuTu TuTuTuTuuuuuu Brazil!)
05 août 2007
100% Braziou
Non, le Cristo n'a pas disparu. Il est toujours à sa place, immense et immobile au sommet du Corcovado.
Vu d'en haut, Rio a absolument tout pour elle. Plages, montagnes, jungle, lac.
La vue depuis le sommet est incroyable. Vous savez, cette même vue que l'on a tous admirée des centaines de fois à la télé, dans les journeaux ou sur les cartes postales... Sauf que là, j'y suis pour de vrai.
Moi, le Cristo... et une centaine d'autres touristes. Chacun essaye de trouver le petit coin, l'angle qui fera qu'il sera seul sur le papier avec le géant.
C'est dans ce genre d'endroits que l'on aurait envie de mitrailler. Sauf que la batterie me lache pile au moment où je me décide à immortaliser la baie de Rio. Bon, il ne me reste plus qu'à graver tout ça dans ma mémoire. Et puis l'honneur est sauf, j'ai quand même une photo avec Mr. Christ.
Plus de plage!
Samedi après-midi à Ipanema... On dirait que tout Rio s'est donné rendez-vous à la praia.
Aujourd'hui c'est un peu spécial, je me baigne pour la première fois, mais juste histoire de. Elle est froide! Et puis je me fais ma première coconut accompagnée d'une brochette de crevettes. Ouais, je sais... la vie est dure à Rio... "Si tu vas à Rioooooooooooooooo" Mais je suis à Rio! Heu... en fait là j'écris depuis chez Fabio et son père nous prépare des caipirinhas depuis tout à l'heure. Voilà le pourquoi du comment.
Donc... la plage. Voici quelques images.







Je vous laisse, je vais tester mon premier samedi soir à Rio avec Fabio et son cousin Luiz (prononcez Luich').
Répétition Salsa sur le balcon avant de sortir. Histoire d'être bien au point.
Réaction de Luich' qui prend les photos : "C'est pas de la Salsa, c'est de la Valch'!" ... et il n'a pas tort.
Beijooooooooos!!!
06 août 2007
Un dimanche très futchebol
Après un samedi soir passé à danser la salsa et la samba dans un club de Lapa, la journée de dimanche est placée sous le signe du foot.
Déjeuner en famille devant un match... Metz/Laens.
C'est bien simple, la télé est allumée en permanence chez Fabio et diffuse du foot, du foot et parfois du foot. A table on discute... foot.
Cet après-midi je vais assiter avec Fabio et Luich' au match Fluminense (Rio) / Palmeiras (São Paulo) dans le temple brésilien du sport national : le mythique stade Maracanã.
Le stade est très peu rempli. Mais s'il n'y a que 10 à 20.000 spectateurs, l'ambiance est là. Les brésiliens supportent leur équipe à grands coups de percussions, sur des ryhtmes de samba. Ils chantent, dansent, crient. Mais attention, quand les supporters sont déçus, la sanction est radicale et impitoyable. Les insultes et les huées sont immédiates. Les cannettes pleuvent.
Quand on sait que le stade peut accueillir jusqu'à 100.000 supporters, on imagine l'ambiance survoltée qui peut régner ici les jours de grand match.
Résultat final : Fluminense 0 - Palmeiras 1. La grand-mère de Fabio (86 ans) l'avait annoncé au déjeuner. Les supporters Cariocas sont dépités. J'ai bien cru que Luich' allait avoir un malaise. Fabio ne le montre pas à son cousin mais il jubile. Il supporte le Vasco, l'un des quatre clubs de Rio.
Je repasse en vitesse à la maison et mes deux compères me conduisent à la gare des bus. On se revoit dans quelques jours. Une semaine tout au plus. Je repasserai par Rio avant d'entamer ma remontée vers Salvador, dans la région du Nordeste brésilien.
Je pars ce soir pour São Paulo rejoindre la familia! 6 heures de bus. Arrivée prévue à Sampa (nom affecteux que donnent les Paulistas à São Paulo) à 1h45 du mat'.
Le bus n'a rien à voir avec ceux indescriptiblement défoncés que j'ai pu cotoyer en Asie. J'ai pourtant pris la catégorie de base. Les sièges sont énormes, hyper confortables et les dossiers se baissent pratiquement entièrement.
Crevée par la soirée de la veille, je m'endors à la sortie de Rio - après avoir étrenné ma paire de boules quies pour atténuer le bruit émis par trois voisins ronfleurs - pour me réveiller aux abords de Sampa.
Arrivée à SP, je prends un taxi qui me conduit chez Claude & Marie-Christine qui avaient pris soin de laisser un jeu de clefs au gardien. Malgré le plan de l'appart' dessiné par Marie, je tourne un peu et ouvre silencieusement quelques portes avant de trouver ma chambre.
Je suis super impatiente de la journée qui m'attend demain. Voir Claude & Marie, revoir Marine & Cyril après autant d'années et puis faire la connaissance d'Isadora et du petit Tomás.
Au dodo!
Beijinhos,
Clô.
09 août 2007
En famille
Je vais enfin pouvoir mettre des images sur ces lieux dont j'entends parler depuis des années sans vraiment les connaître.
L'appartement de São Paulo, le Sitio... Autant d'endroits qui me semblent familiers et en même temps, complètement inconnus.
São Paulo - 6/7 Août
Les deux jours passés à Sampa sont donc consacrés à la famille.
Comme c'est de tradition chez les Meyer-Pellet-Depardieu... la bonne bouffe est au centre de ces quelques jours. Déjeuner avec les Claude, Marine et Cyrille dans un petit restau hyper mignon près de chez Marine.
Et puis c'est aussi la rencontre avec le reste de la famille brésilienne. Le petit Tomás... C'est un mini-Claude. Son portrait craché, c'est incroyable! Je fais la connaissance en coup de vent de Ricardo, le mari de Marine, qui prend le temps de me refiler ses bons plans de petites plages isolées pour la suite de mon périple. Et j'apperçois Isadora et Bérénice à la sortie de l'école.
Nous allons aussi entre filles, accompagnées de Tomás, dans un "shopping". C'est un énorme centre commercial dans lequel l'on trouve absolument de tout. Ces shoppings font partie intégrante de la vie quotidienne des Paulistas. "Ce que les Cariocas passent à la plage, les Paulistas le passent au shopping" dixit Marine.
Le lendemain, c'est avec Claude que je pars à la découverte d'une petite, toute petite partie de cette mégalopole tentaculaire. C'est la plus grande de toute l'Amérique du Sud. Elle compte 16 millions d'habitants. Quelques musées, balade dans le vieux Saint-Paul, déjeuner dans le mercado central de la ville et beaucoup de crapahutage sous un soleil de plomb.
Insolite :
- Les Churrascarias.
Ce sont des restaurants de viandes grillées qui servent à volonté. Le principe : sur la table, posé à côté de chaque convive un rond, genre dessous de bouteille. Une face rouge, l'autre verte. La face rouge signifie "non merci, je n'en puis plus...". La face verte signifie au contraire "allez-y, c'est bon, j'en reprendrais bien un peu..." et là, c'est le défilé des serveurs. Ils se présentent les uns derrière les autres avec des dizaines de viandes et de morceaux différents. Du boeuf, du porc, de la volaille. Du boudin, du rumsteack, de l'entre-côte, du filet, du faux-filet, de la bosse de vache (oui, oui, les vaches brésiliennes ont une bosse et elle se mange), de l'oreille, de la queue (je vous jure)... Bref, c'est un balais continu de serveurs qui ne cesse que lorsque l'on met son feu rouge. Autant vous dire que l'on sort repus de ce paradis pour carnivores.
- Les condominios fermés.
Ils existent apparement dans tout le Brésil mais ils sont très visibles à São Paulo. Ils font partie du paysage urbain. Ce sont des regroupements de villas ceints par de hauts murs complétés de fils de barbelés. Les condominios sont très recherchés ici. Les maisons voisines de ces condominios se font apparement régulièrement dévaliser. Ces villes dans la ville sont donc le prix de la sécurité pour les Paulistas, tout du moins, à la maison.
- Les hommes-sandwich-ANPE.
Dans le vieux São Paulo se baladent des hommes-sandwich recouverts des dernières offres d'emploi. Postés au milieu de la rue, les gens consultent les petites annonces sur le dos de ces messieurs. Une urne est prévue pour récolter les CV des postulants... L'ANPE de rue... fallait y penser!
Sitio - 8 Août
Après deux jours passés à São Paulo, nous partons au Sitio.
Pour les non connaisseurs, il s'agit de la maison de campagne de Claude & Marie-Christine. C'est à 1h30 de route au nord de Sampa. La maison est magnifique, perdue au milieu d'un jardin à la végétation luxuriante.
La journée au sitio se résume à de la bonne bouffe, de la caipirinha (Claude se révèle être le roi de la caipirinha et de la batida de maracuja : cachaça + fruits de la passion...), des rires, le souvenir ému de personnes qui ne sont plus là et qui nous manquent, des siestes au bord de la piscine ou dans le hamac... Repos du guerrier bien mérité après la frénésie de Rio et de SP!
Claude m'emmène aussi au petit marché d'Itatiba, la ville voisine. On y trouve de la cachaça au nom évocateur... "Adoucir la belle-mère", "Consolation du cocu"...
Costa Verde - 9 Août
Reposés, nous voici d'attaque pour parcourir les 500 et quelques kilomètres qui nous séparent de Parati, prochaine étape de mon voyage brésilien.
Nous nous arrêtons en route prendre le café dans la fazenda de Cyrille, à l'est de SP.
Petite visite matinale à Cyrille donc, qui vit ici avec son âne, ses 15 vaches, ses 3 chevaux, ses 8 chiens et sa dizaine de poules et de pintades. La maison est perdue au bout d'un chemin en terre battue, plantée au milieu des collines... son jardin. Jardin à l'échelle du Brésil. 60 hectares qui recouvrent plusieurs collines. "Jusqu'où vont tes terres?" "Jusque là où se porte ta vue", me répond Cyrille.
La suite du voyage est agrémenté de paysages magnifiques et ponctué des chamailleries de Claude & Marie-Christine qui se battent comme des enfants dès qu'ils montent en voiture. Claude critique la conduite de Marie qui critique le sens de l'orientation de Claude. Réplique de Claude : "Je ne sais peut-être pas où je vais, mais j'y vais bien". Et toc.
Nous voici ce soir arrivés à Parati, petite ville côtière coloniale magnifique.
Nous allons partir demain et après demain à la découverte (re-re-re... découverte pour Claude & MC) de ce petit bijoux préservé des constructions modernes.
Boa Noite!
Clô.
12 août 2007
Entre São Paulo et Rio... Paraty
Clodé & Maria-Cristina Mier ainsi que Cloé D’pardier – c'est ainsi que nous sommes annoncés sur la réservation - s’installent à la Pousada la Marquesa de Paraty.
La pousada est installée dans une vieille maison coloniale ravissante. Elle est bourrée de charme. En son centre, un joli patio avec une piscine, des transats et un petit bar qui diffuse des airs de bossa nova.
La ville de Paraty se revèle être toute aussi charmante. Le centre historique est une succession de petites rues aux pavés inégaux, bordées de maisons blanches aux portes et volets colorés. Il est interdit aux voitures. Des carioles tirées par des chevaux sillonnent ses rues. C'est superbe. Il fait bon flâner dans ces ruelles, malgré les pavés hyper irréguliers qui rendent la marche en tongues délicate. Difficile de ne pas se tordre la cheville à peu près à chaque pas.
Paraty est la capitale de la cachaça. La ville compte au moins 3 boutiques entièrement consacrées à sa vente. Cachaça du sol au plafond.
Un des amis de Claude & Marie-Christine qui vit au Brésil depuis 40 ans est justement à Paraty sur son bateau. Il nous invite à passer la journée du vendredi en mer. C’est un joli voilier de 12 mètres sur lequel nous embarquons. Je suis aux anges. C'est vraiment une chance de pouvoir passer la journée sur ce bateau. Bernard, le Cap'taine et Emilio, son pote brésilien sont très sympas, ce qui ne gâche rien.
Nous mettons le cap vers l'Île de Catimbau. C'est un minuscule îlot de la Baie de Paraty sur lequel se niche, au milieu des rochers polis par la mer, un petit restaurant. Super insolite...
Avant de débarquer, Bernard nous offre l'apéro. J'vous l'donne dans l'mile... caipirinha bien sur!
Je fais la connaissance de Thiago, un natif de Paraty, qui a un bateau et promène les touristes dans la baie. Il me propose de sortir ce soir et de m'apprendre à danser le forró, une danse du Nordeste brésilien. Ben voyons... comme si je n'avais pas déjà assez de boulot avec la salsa et la samba! Enfin, il a l'air rigolo ce Thiago, alors pourquoi pas. Et puis comme ça, je vais prendre un peu d'avance sur mon apprentissage du forró avant de débarquer dans le Nordeste.
Après un délicieux repas, retour sur le bateau, baignade et sieste pendant que notre Cap'taine nous rammène à bon port.
Thiago me retrouve comme convenu à 23h devant la pousada. Il connait absolument tout le monde à Paraty. La soirée est très sympa. Jusqu'à l'aube nous allons de bars en clubs écouter de la musique et danser salsa, samba et forro.
Avec tout ça, vous allez penser que je suis devenue la reine des danses sud-américaines, une professionnelle du 'rebolation' (Terme inventé par Fabio, à prononcer avec l'accent anglais, pour désigner les mouvements du bassin : "Rebolation Clo... Rebolation!!". En gros... "Move your body Clo!"). Donc je reprends, vous allez penser que je suis une pro du 'rebolation', que je vais mettre le feu à la Favela Chic en rentrant à Paris... et ben même pas... c'est dur hein! Mais j'ai encore quelques semaines pour pratiquer. Y arriverai-je?!!
C'est donc avec une petite fatigue quand même que je pars avec Claude & Marie passer la journée du samedi à Trinidade, une jolie petite plage à quelques kilomètres de Paraty. La plage est coincée entre les montagnes recouvertes par la Mata Atlantica, végétation luxuriante endémique de cette partie du Brésil. Nous déjeunons sur la plage mais le vent à décorner les boeufs qui balaie la plage nous incite à lever le camp un peu plus tôt que prévu.
Il est encore tôt quand nous rentrons à Paraty. Je pars me promener et je rencontre au détour d'une ruelle un gamin qui livre du bois à un commerçant. Une fois la petite charette vidée de sa cargaison, il me propose de me raccompagner jusqu'à la pousada. Me voilà donc partie dans cette chariotte brinquebalante sur les pavés inégaux. Arrivée triomphale devant la pousada en charette à bois privée.
Ce soir, Claude & Marie m'invitent voir un spectacle de marionnettes dans le tout petit théâtre de la vieille ville. La compagnie brésilienne Contadores de Estórias se produit ici ce soir. Ce sont des saynettes dans lesquelles les marionnettes prennent vie. Aucunes paroles, juste de la musique. L'expression des poupées et leur mouvements ultra-réalistes impressionnent. Mais au-delà de la performance, c'est surtout de la finesse et de l'émotion que les marionnetistes réussissent à faire passer. C'est un très beau spectacle.
Après le théâtre, restau. Et après le restau, dodo. Thiago m'avait proposé de repartir pour une nuit caipirinha, salsa, samba et tout le tralala, enfin plein de choses en A, mais je suis crevée. Je dors debout, j'ai besoin de récupérer. Alors raisonnablement, je file sous les draps.
Avant de quitter Paraty, nous faisons un tour shopping avec Marie. C'est horrible... J'ai envie de tout acheter. Il me reste encore trop de route jusqu'à Salvador, point final de mon périple, pour que je me lâche dans les boutiques et que je m'encombre dès maintenant.
Dernier déjeuner au restaurant avant de partir. J'aurais vraiment très, très... très bien mangé pendant cette semaine passée en famille. Il faut que je me déshabitue au plus vite! Je continue bientôt seule ma route et ce ne sera pas la même histoire.
Claude & Marie m'accompagnent à la gare routière. Ils repartent à São Paulo et moi, je prends le bus direction Rio. 4h10 de route au bout desquelles je retrouverai Fabio et sa famille.
Beijoooooos!
À Claude & Marie-Christine,
Si finalement vous lisez cette page, je vous remercie 1000 fois...
Vous m'avez accueillie comme une princesse. Ce fut un plaisir de partager ces quelques jours avec vous et de connaître enfin votre vie ici, chez vous.
À très bientôt, en automne à Paris!
Ah oui... encore juste une chose. Permettez-moi de faire votre pub!
AVIS À LA FAMILLE FRANÇAISE :
Si vous n'êtes pas encore allés au Brésil. Si une escapade au pays de la bonne humeur, de la danse, de la musique et de la fête vous branche. Si l'envie d'aller rendre visite à la famille brésilienne vous titille. N'hésitez plus. Vous serez reçus comme des rois, accueillis à bras ouverts par Claude et Marie.
Alors... avis aux amateurs.
Clo.
14 août 2007
Rio - Act II
Me voici de retour à Rio.
Fabio est malade. C'est Luich' qui vient me chercher à la gare routière. C'est avec plaisir que je retrouve Fabio et sa famille. Les retrouvailles sont chaleureuses et la maman de Fabio me glisse un "saudade" à l'oreille en me prenant dans ses bras.
Saudade. C'est un mot qui n'existe qu'en portugais brésilien. Il n'a d'équivalent dans aucune autre langue. D'après ce que j'ai pu saisir, il décrit la nostalgie, le manque lié à l'absence d'une personne.
Si l'un d'entre vous à une explication plus poussée... qu'il s'exprime ici!
Cette soirée de retour à Rio est très bon enfant. C'est un peu ambiance soirée pyjama ce soir. Tous les trois réunis dans la chambre de Fabio, on se raconte les jours qui viennent de s'écouler, on rit, on danse. Luiz, prenant son rôle de prof de Samba très au sérieux veut vérifier les progrès réalisés cette semaine. Et il a l'air plutôt satisfait mon Dr. ès Samba.
13 Août
Aujourd'hui j'ai décidé d'aller traîner mes tongues sur la petite île de Paqueta, à 1 heure de bateau de Rio. Luiz a vérifié pour moi, la veille sur internet, les horaires de bateau. Je compte prendre celui de 11h30. Cela me laisse le temps d'aller avec Eliane, la maman de Fabio voir le magasin de photo qu'elle tient avec son mari. Il est situé dans le quartier des affaires de Rio que je ne connais pas encore. Ce sera l'occasion de découvrir autre chose. Eliane est hyper protectrice avec sa petite parisienne. Trop mignonne, elle me prend la main pour traverser la rue de peur que je ne me fasse renverser...
Après un tour à la boutique, Antonio, le papa de Fabio me conduit jusqu'à l'embarcadère des ferries. Pas question en effet de me laisser chercher dans les rues de Rio! Arrivés au guichet, surprise, Luiz s'est planté. Le bateau ne part qu'à 13h30. Aucun problème, j'en profite pour aller visiter la Cathédrale São Sebastião Do Rio de Janeiro. C'est une cathédrale pour le moins particulière. Une batisse ulta-moderne qui ressemble de près comme de loin à une grosse pyramide en béton. Spéciale... mais pourquoi pas. Elle peut contenir 5.000 personnes assises ou 20.000 debout. Sont fous ces brésiliens!
Luiz, prévenu par les parents de Fabio de sa méprise sur les horaires (le pauvre... il s'est fait engueuler) me propose de me retrouver à la boutique pendant sa pause de midi pour que l'on déjeune ensemble. Il tient à m'inviter. J'essaye de refuser. Impossible. Je lui fait promettre de me laisser l'inviter ce soir pour une dernière caipi avant mon départ. Deal.
Paqueta... J'ai 3 heures et demi à passer ici avant le prochain bateau. Je fais le tour de l'île en 15 minutes... Que faire? Pas grand chose. Je me pose et j'observe ce qu'il y a à observer. Des carioles, des vélos, des pédalos en forme de cygnes, des chiens et enfants. Je m'allonge finalement sur un banc et fais une sieste au soleil sous l'oeil étonné des brésiliens.
Le retour à Rio se fait de nuit. La vue sur la baie illuminée est magnifique. Par contre, je me les gèle. La différence de température entre le jour et la nuit, le vent et l'humidité ont raison de moi et c'est une Clo congelée que Luiz retrouve au port.


Ce soir Fabio ne se sent toujours pas mieux. Il va rester à la maison se reposer.
Pas question pour Luiz de rester ici sans rien faire pour ma dernière soirée carioca. Ni une, ni deux, il emprunte la voiture de son cousin et nous allons boire quelques caipi sur la plage de Copacabana.
14 Août
9h00 du matin, la maman de Fabio rentre timidement dans la chambre. Elle s'en va travailler et ne sera pas de retour à la maison avant mon départ. Elle me prend dans ses bras et fond en larmes... Je ne sais pas quoi dire. Elle a été si accueillante avec moi et c'est elle qui pleure. J'apprendrai par Dani, la jeune employée de la famille, qu'elle pleurait toujours plusieurs heures plus tard!
Luiz a pris un jour de congès pour aller avec moi au Pão De Açucar, le célèbre Pain de Sucre, un autre des symboles de Rio. Il n'y a jamais été et il se dit que c'est aujourd'hui ou jamais.
Nous voici donc engagés dans une véritable expédition. Se déplacer dans Rio sans voiture nécessite du temps et de la patience. Il faut en effet compter avec les montagnes qui séparent les différents quartiers de Rio, les embouteillages et les bus à éviter parce qu'ils traversent des favelas. Nous prenons donc un bus puis le métro pour finalement reprendre un autre bus.
Luiz me fait remarquer quelque chose à laquelle je n'avais pas fait attention. Certaines rames du métro sont exclusivement réservés aux femmes de 6 à 9 heures du matin et de 17 à 20 heures. Ceci pour éviter les mains baladeuses aux heures de pointe... Bonne initiative. N'est-ce pas les parisiennes?!
Une heure plus tard nous voici devant le fameux rocher. Deux téléphériques conduisent au sommet. La vue est imprenable de là-haut. Cela permet de se rendre compte de l'étendue de Rio. C'est impressionnant. J'essaye de repérer avec Luiz les différents quartiers. Copacabana, Batofago, au loin le Corcovado...
19h30... Il est temps pour moi de quitter Fabio et sa famille. Tous m'ont accueillie comme s'ils m'avaient toujours connue. Je suis très touchée par cette rencontre.
C'est pour ce genre de rencontre que je voyage encore et toujours.
Ici commence donc un autre voyage. J'entame ma vie de nomade, en solo, avec ma maison sur le dos. Je suis sure que cette seconde partie de mon périple brésilien sera aussi riche de rencontres que celle qui se termine aujourd'hui.
Elle commence d'ailleurs plutôt fort. 18 heures de bus pour parcourir les 1100 kilomètres qui séparent Rio de Porto Seguro, ma prochaine étape. Enfin... 17h57 pour être parfaitement exacte. C'est ce qui est écrit sur mon billet. Je trouve cette précision absolument incroyable sur une distance aussi longue. Enfin, on verra bien. Les bus brésiliens ont été jusqu'ici d'une ponctualité irreprochable.
Je quitte donc Rio ce mardi à 20h15 pour arriver à Porto Seguro demain mercredi à 14h12. Pour un voyage aussi long, il convient de bien choisir son siège. C'est une question de stratégie. Oserais-je dire de survie?!
Pas trop au fond, à cause de l'odeur des toilettes. C'est Marie-Christine qui l'a dit.
Pas trop devant, c'est dangereux en cas d'accident. C'est Claude qui l'a dit.
Pas sur le côté gauche du bus, c'est pas pratique pour dormir à cause des phares des voitures qui arrivent en sens inverse. C'est Luiz qui l'a dit.
Bon alors va pour le siège numéro 15. Oui... il a l'air bien le 15.
Je pars donc en direction de l'état de Bahia. Je ne sais pas du tout ce que je vais trouver comme connexion internet là-bas. Je vais peut-être laisser le blog à l'abandon quelques jours. Je vous donnerai des nouvelles dès que je peux.
À moi la plage!
17 août 2007
Estou na Bahia
Derniers signes de la main à Fabio & Luiz à travers la vitre du bus.
Les aurevoirs ne sont pas tristes. On se revoit dans 3 mois... à Paris. Incroyable. Fabio a gagné un billet aller/retour Rio-Paris. Du coup, Luiz vient aussi. Vous êtes donc prévenus... mi-novembre, festa brasileira, caipirinha et cours de samba a casa.
Me voici donc prête à vivre les prochaines 18 heures dans ce bus... Oupa!
Coup de chance, je n'ai pas de voisin. Je m'installe. Je m'étale même.
Ce bus, c'est le top niveau des bus. Classe millenium. Position quasi-allongée, oreiller, couverture, écouteurs pour le film (qui coupera 10 minutes après le début et dont on n'entendra plus jamais parler), petits gateaux et fontaine d'eau potable à l'arrière. C'est plus confortable que l'avion.
Toutes les 3 heures, le bus fait une pause. Toutes les 3 heures, le chauffeur change. Et toutes les 3 heures, réveil forcé. Chaque nouveau conducteur se présente, donne l'heure et le lieu du prochain stop et termine sa tirade par "Que Dieu nous accompagne". Euh... Ok.
Voyagent dans ce bus une majorité de brésiliens, un couple de touristes et 2 autres voyageuses solitaires. Au début, chacun reste de son côté et se jauge... Ce n'est qu'au matin, au bout d'une quinzaine d'heures de cohabitation silencieuse, que nous brisons la glace. Il y a Maya, israélienne vivant à Las Vegas et Reija une illuminée finlandaise qui ne jure que par la capoeira. Nous discutons un peu de nos destinations respectives. Quand je parle de l'endroit inconnu au bataillon que m'a indiqué Ricardo, Maya change ses plans et décide de me suivre.
Arrivée à Porto Seguro sous la pluie. Pas un crachin breton... une douche tropicale qui détrempe tout en 5 minutes.
Mon solo n'aura pas duré bien longtemps puisque me voici partie en duo avec Maya pour Santo André, un peu plus au Nord de Porto Seguro. Après 18 de bus depuis Rio, nous enchaînons avec une heure de bus et 1/4 d'heure de bac. Le dernier bus que nous devons prendre n'arrivant pas, je hèle un camionnette qui nous fait grimper à l'arrière. Entrée dans Santo André après presque 24 heures de voyage, cheveux au vent et un look d'enfer.
16/17 Août
Santo André. Minuscule village de pêcheur de 1015 habitants. Nous trouvons ici un petit havre de paix. On a vraiment l'impression d'être au bout du bout. Nous sommes probablement les seules touristes. Ou s'il y en a, ils sont bien cachés.
Les habitants sont d'une gentillesse et d'une chaleur incroyable. Les deux jours que nous passons ici s'écoulent plaisiblement. La vie est douce.
Squat du hamac du voisin.
Promenades le long de la petite rue principale sablonneuse et bordée de palmiers.
Arrêt papotage devant l'épicerie avec Wagne, le fils des propriétaires.
Guidées par la musique nous nous incrustons même à un cours de danse afro-brésilienne pour enfants dans le minuscule centre culturel du village. Le cours fini, nous sommes escortées par toute une ribambelle d'enfants qui nous poussent dans leur école et insistent pour que l'on visite chaque salle de classe. Nous sommes gênées d'interrompre les cours, mais les professeurs, aussi enthousiastes que leurs petits élèves nous invitent chaleureusement à entrer. Une à une, chacune des 3 salles de classe est donc visitée consciencieusement.
Ballades le long de la plage. Je bois ici le meilleur jus de fruit frais de ma vie... Un cocktail détonnant d'ananas, fruit de la passion, mangue, citron et eau de coco. Le tout servi dans l'écorce de la noix de coco. Nous croisons Romolo, un brésilien que nous avons rencontré en attendant le bac. Il nous invite à une fête ce soir.
Mémorable soirée... Une ambiance de folie. Des danseurs de samba et de forró expérimentés dans tous les coins. Maya et moi sommes le centre de toutes les attentions. Chacun y va de son conseil pour améliorer notre "rebolation" (vous vous souvenez?). Nous faisons la connaissance de Fabrizio et Anderson et surtout... surtout de Flavio. Flavio. Tout un poème. Renato de la Cage aux Folles, ça n'est rien à côté de lui. Il se surnomme lui même balerina, enchaîne des pas de danse classique les uns après les autres et maîtrise le "rebolation" comme personne.
C'est avec un petit pincement au coeur que nous quittons Santo André. Si ce village a quelque chose de spécial, il le doit surtout à ses habitants.
Le bus qui doit nous reconduire à l'embarcadère nous file sous le nez. Je hèle une voiture qui accepte de nous déposer au bac. De l'autre côté du fleuve, Fabrizio nous attend. Il vient du Pernambuco et habite ici à Bahia depuis quelques mois. Il ne connait pas Arraial d'Ajuda - notre prochaine étape - dont nous lui avons parlé la veille. Il décide de venir y passer la journée avec nous. Rebelotte : bus - bateau - bus.
Arraial d'Ajuda
Retour à la civilisation un peu brutal. Arraial est une petite ville assez touristique. C'est un peu étourdissant après la tranquilité de Santo André. Mais l'après-midi tous les 3 est très agréable. Promenade, plage et fête forraine locale... On passe un moment au stand de tir. Les cibles sont des barres chocolatées et le gain est le biscuit shooté. C'est donc un gateau en miettes que l'on récupère.




En fin de journée, Fabrizio retourne chez lui, Maya vaque à ses occupations et moi, je retrouve mes habitudes de voyageuse. Faire, défaire et refaire mon sac sans cesse, laver mon linge dans un lavabo bouché par une chaussette, dormir dans mon sac à viande... c'est bon d'être sur la route!
Je m'entends très bien avec Maya. On a la même conception du voyage et surtout, on se marre! Tant que nous nous supportons... nous continuons notre route ensemble.
Et ce soir... devinez quoi? Festa forró bien sur!































































































